Vacances 2008 (épisode 2) : L'architecture Romane
Breuillet :
L'art roman a trouvé en Saintonge l'une de ses terres de prédilection.Les églises romanes foisonnent et elles offrent au visiteur une multitude de recherches esthétiques du plus haut intérêt.
Plus que la grande variété de plans des monuments, c'est l'harmonie entre édifice et décor sculté qui domine.
La sculpture romane saintongeaise présente des styles très divers à l'iconographie parfois déconcertante trouvant son inspiration dans les textes bibliques et les écrits médiévaux. c'est ainsi que l'on retrouve souvent déclinés, ici et là, les travaux des mois, les signes du zodiaque, des scènes de l'Ancien et Nouveau Testament, des épisodes de la vie des saints, un bestiaire exotique ou monstreux et tout un répertoire d'ornements empruntés à l'antiquité.
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MORNAC SUR SEUDRE
Lieu de vie côtier depuis le néolithique, Mornac, du celte "morne" et "acque" (eaux calmes) a été fortifié dés le Moyen-Age pour protéger le trafic maritime entre La Rochelle et bordeaux.
Sur les restes d'un édifice mérovingien, l'église, en partie romane, présente une abside remarquable du 12ème siècle, classée.



La base intérieure du clocher est barlongue, constituée de quatre trompes (unique en Saintonge). Des fouilles en 1952 ont révélé les traces d'un habitant préhistorique.
Six siècles avant notre ère, les santons étaient à Mornac.
Sur le marais, leur plante préférée, l'odorante "santonine", est toujours présente.
Place forte jusqu'au 17ème siècle, Mornac résiste aux Anglais (siège de 1433) et fut tour à tour catholique et huguenote lors des guerres de religions.

La pêche, l'élevage de poissons, le sel et l'ostréiculture ont conduit à façonner un littoral très particulier.


Enfin, au fil des ruelles fleuries, des ateliers d'artisans, galerie d'arts, boutiques et restaurants aux spécialités diverses s'ouvrent à vous.
Un village classé parmi les "plus beaux Villages de France" ou il fait bon vivre.....
La Tremblade :
La commune est située dans la presqu'île d'Arvert, sur la rive gauche de l'estuaire de la Seudre. L'océan Atlantique limite la commune sur sa partie occidentale, où une station balnéaire s'est développée au XIXe siècle : Ronce-les-Bains.
La Tremblade se situe à proximité immédiate du bassin ostréicole de Marennes-Oléron.
A la fin du XIIe siecle, une terre à moitié déserte est cédée aux frères de l'ordre de Grand mont, de Limoges, par le seigneur de Mornac, qui est alors propriétaire de la majeure partie des terres de la péninsule d'Arvert. Ces religieux ne tardent pas à y fonder un prieuré, sous le vocable de Notre-Dame de la Garde. Peu à peu, les terres sont défrichées et mise en valeur, et un habitat s'organise : le village ainsi crée est désigné par les chartes du XIIIe siècle comme « Trembledam ». De nombreux moulins et bâtiments agricoles sont édifiés, et les marais salants mis en exploitation. A cette même époque, le seigneur autorise l'exploitation de la forêt de Salisafin et à construire de nouveaux logements. Le village de Trembledam semble s'être développé très vite, néanmoins, pas au point de devenir une paroisse ou une seigneurie autonome : Trembledam restera jusqu'en 1749 partie intégrante de la paroisse et de la baronnerie d'Arvert. Durant plusieurs siècles, l'activité portuaire sera très importante : Trembledam sera connu pour être un important port exportateur de sel et également, un havre apprécié grâce à sa situation privilégiée.

Vaux sur mer :
Du XII ème siècle, une des plus belle église romane de Saintonge.
Il ne reste de l'abbaye bénédictine que le chevet de l'église simplement orné d'une arcature d'une remarquable élégance.

Autrefois située non loin de l’abbaye, les moines y prenaient l’eau. A l’époque, la fontaine était recouverte.
On connaît assez mal l'histoire de Vaux-sur-mer avant le XIe siècle.
De l'époque préhistorique nous nous souvenons de la présence de deux dolmens aujourd'hui disparus. Le plein essor de la région date des Romains qui bâtissent les villas de Pontaillac, Vessac, Bernezac, implantent la vigne et créent les marais salants.
Par le mariage d'Aliénor d'Aquitaine en 1152 avec Henri Plantagenet, futur roi d'Angleterre, la région devient possession anglaise. A la fin de la guerre de 100 ans, la Saintonge redevient française.
Le 20 Novembre 1548 les habitants de la paroisse ont laissé quatre cloches moyennes en la basse cour de Royan. En effet, sur ordre de François 1er, Anne de Montmorency a confisqué les bâtons d'armes, pièces d'artillerie et les 52 cloches de la presqu'île d'Arvert pour qu'elles ne sonnent plus le tocsin. Ce désarmement est motivé par la célèbre insurrection causée par l'établissement de la gabelle et la rigueur avec laquelle on perçoit cet impôt.
La réforme trouve un terrain favorable dans cette région en révolte contre le pouvoir royal. Les guerres de religion voient la dévastation de l'église. En 1598 Henri IV en signant l'Edit de Nantes accorde aux protestants le libre exercice de leur culte. Après sa mort la situation change. Les huguenots s'inquiètent. Ils sont persécutés et subissent les dragonnades. Les temples sont détruits. Celui de Vaux, l'est en 1682. Après la révocation de l'Edit de Nantes en 1685 la population protestante se signale par la fidélité de sa foi. Certains quittent le royaume. C'est le cas de Jacques Fontaine, fils du pasteur qui émigre Outre Manche et de André Jolin qui obtient les petites lettres de naturalisation à New York le 6 Août 1686. Ceux qui restent connaissent « le désert ».
En 1733 la paroisse prend le nom de Vaux-sur-Mer.
Pendant la révolution de 1789, les curés de Vaux, Antoine Rouzeau Dussertier, Antoine Métayer et l’abbé Castin de Guéris de la Magdelaine, dernier seigneur de Vaux refusent de prêter serment à la constitution. Ils sont déportés.
Au 19e siècle les arcades en ruine de la nef de l'église sont démolis. Un nouveau temple est construit. Un cyclone détruit le phare en charpente de Malakoff. On inaugure le tramway Royan- La Grande Côte; la ligne longe la plage de Nauzan.
Pendant la dernière guerre, Vaux-sur-Mer est occupée par les troupes allemandes.
Le 14 et 15 Avril 1945, les Forces Alliées attaquent la poche de Royan. Vaux-sur-Mer, détruite, est ville martyre. Elle est citée à l'ordre du Régiment avec Croix de guerre.
